Fiches d'information

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Les bêtes

La bête

L'écrevisse

L'écrevisse

Description de l’espèce

Les écrevisses sont des crustacés d’eau douce que l’on retrouve partout dans le monde, sauf dans les régions plus tropicales. Des 330 espèces connues aux États-Unis, on en retrouve 38 en Louisiane, dont l’écrevisse rouge de marais, communément appelée « écrevisse de Louisiane ». Cette dernière compose de 70 à 80 % des prises annuelles dans l’état.

Habitat, croissance et régime alimentaire

Les écrevisses de Louisiane peuvent être trouvées dans les fossés, les rivières, les lacs, les coulées et les bayous. Lorsque la surface de l’eau sèche, elles se cachent dans la terre, d’où l’origine son surnom « insecte de boue », de l’anglais mudbugs. La croissance des écrevisses s’opère par une série de mues successives, un processus nocturne qui laisse le crustacé vulnérable durant quelques jours ou jusqu’à ce que son nouveau revêtement durcisse. Un jeune écrevisse peut changer de carapace jusqu’à une fois par semaine. Les mues deviennent moins fréquentes lorsque l’écrevisse atteint la maturité, soit dans l’espace de deux à douze mois. Les écrevisses sont omnivores. Bien qu’elles mangent tout ce qu’elles trouvent, elles se nourrissent principalement de matières de plantes décomposées, de plantes molles vivantes et de viande d’animal. Elles sont aussi cannibales.

Gestion de l’industrie

Les écrevisses d’élevage composent presque 87% de la production d’écrevisse en Louisiane. L’élevage du crustacé comprend généralement une alternance entre le riz et les écrevisses. Au printemps, le riz est planté et les champs sont inondés. Alors que le riz pousse, les écrevisses sont récoltées jusqu’à l’été, soit la période de fécondation et de ponte des œufs. À l’automne, les écrevisses remontent à la surface avec leurs petits pour être récoltées jusqu’à l’hiver, où la température plus fraîche ralentit leur activité. Avec la venue du printemps, les écrevisses s’activent à nouveau et la récolte reprend son cours.  

Retombées économiques

Au moins 80% des écrevisses produites et récoltées en Louisiane sont consommées dans l’État. La Louisiane comprend plus de 1000 d’éleveurs d’écrevisses et plus de 800 pêcheurs commerciaux d’écrevisses sauvages. Plus de 110 millions de livres d’écrevisses sont récoltées chaque année en Louisiane, signifiant un impact économique de 120 millions de dollars.

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Le poisson-chat

Le poisson-chat

Description de l’espèce

Le poisson-chat est une espèce d’eau douce nommée en référence à leurs 4 paires de barbillons ressemblant aux moustaches d’un chat. Le corps de ce poisson n’est pas doté d’écailles, mais plutôt d’une simple peau recouverte d’un mucus favorisant la respiration cutanée.

Habitat, croissance et régime alimentaire

Espèce d’eau douce, le poisson-chat se trouve aussi bien en eaux tumultueuses que stagnantes, tels que les rivières, les bayous, les étangs, les lacs et les marais. Ayant des stratégies de reproduction très diverses, ils peuvent pondre en pleine eau, sur des plantes ou sur un substrat. Il s’agit d’un prédateur opportuniste qui se nourrit de petits animaux aquatiques, surtout lorsqu’ils sont affaiblis ou immobiles.

Gestion de l’industrie

Pêché par 71 % des pêcheurs actifs de poisson d’eau douce, le poisson-chat est l’espèce d’eau douce la plus communément pêchée à des fins commerciales en Louisiane. Il est possible de pêcher le poisson-chat durant toute l’année, mais le poisson doit avoir une taille minimale de douze pouces. On le pêche principalement à l’aide de filets à cerceaux. En moyenne, le pêcheur commercial de poisson d’eau douce en Louisiane a 25 ans d’expérience. La majorité des pêcheurs utilisent des bateaux d’une taille de moins de 19 pieds. Plusieurs espèces de poisson d’eau douce ne sont plus mangées aujourd’hui, dont le chupic. Le poisson-chat est quant à lui resté une espèce consommée, mais les goûts des consommateurs ont tout de même changé. Autrefois, plus le poisson était grand, plus les gens étaient heureux. On retrouvait beaucoup de viande dans les têtes de poisson et les os étaient utilisés pour faire les bouillons. Aujourd’hui, le consommateur préfère les plus petits poissons. Les pêcheurs doivent donc limiter la taille de leurs prises afin de satisfaire la demande du marché.  

Retombées économiques

La Louisiane est le 4e producteur de poisson-chat aux États-Unis. En effet, on y produit près de 5 millions de livres de poisson par année, signifiant des retombées économiques annuelles de près de 4 millions de dollars.  

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La tortue

La tortue

Description de l’espèce

La Louisiane possède 25 espèces de tortues à l’intérieur de ses frontières ou le long de sa côte, dont 9 pêchées à des fins commerciales.  De ce nombre sont évidemment exclues les 5 espèces de tortues de mer et les 2 espèces de tortues de terre, toutes protégées. Parmi celles communément pêchées, on retrouve la tortue-alligator, la tortue au ventre jaune et la tortue à carapace molle.

Tortue-alligator : La tortue-alligator est exclusivement retrouvée aux États-Unis, principalement dans les États du Sud. Cette espèce dispose d’une carapace brune foncée ornée de trois plaques pointues, lui conférant l’allure d’un petit dinosaure. La tortue-alligator est la seule tortue possédant un leurre. Situé au bout de sa langue, cet appendice mobile en forme de ver lui permet d’attirer les poissons, sur lesquels sa mâchoire forte et son bec en crochet se referment aussitôt. Nettement plus imposants que les femelles, les mâles peuvent atteindre une longueur de 75 cm et un poids de 220 livres.

Tortue au ventre jaune : Également retrouvée uniquement aux États-Unis, la tortue au ventre jaune (yellow-bellied slider) est la plus communément pêchée. Elle dispose d’une carapace brune et noire ornée de rayures jaunes. Elle a une peau vert olive avec des taches jaunes sur le cou et les pattes. Comme son nom l’indique, elle a un ventre jaune. Cette tortue a une longévité de 30 ans à l’état sauvage.

Tortue à carapace molle : Cette espèce possède une carapace dorsale quasi circulaire à l’apparence d’une crêpe. À l’instar de la plupart des espèces de tortues, sa carapace est recouverte d’une peau coriace plutôt que de plaques cornées. Elles peuvent mesurer jusqu’à 43 cm. Cette tortue préfère l’eau peu profonde où elle peut se loger en ne laissant souvent sortir que ses narines. Cette espèce est particulièrement rapide ; lorsqu’elle se met à courir, il serait difficile de la rattraper.

Habitat, croissance et régime alimentaire

Les tortues de la Louisiane se retrouvent dans des habitats variés tels que les rivières, les étangs, les marais et les terres humides. Elles se reproduisent dans l’eau et pondent leurs œufs sur terre. Le nombre œufs pondus varie légèrement selon les espèces, mais se situe généralement entre 5 et 10. Après la ponte, la tortue femelle recouvre ses œufs avec de la terre avant de les abandonner. Les œufs prendront un peu plus de deux mois à éclore. Le régime alimentaire des tortues dépend de leur habitat. À l’état sauvage, elles se nourrissent de plantes aquatiques, de petits insectes, d’escargots, de vers et de petits animaux ou poissons morts. Les jeunes tortues sont principalement carnivores puis opèrent une transition vers un régime principalement omnivore à l’âge adulte.

Gestion de l’industrie

À l’état sauvage, on pêche les tortues avec des filets à cerceaux, à l’exception de la tortue-alligator qui se retrouve habituellement camouflée et logée dans la boue. On retrouve également des fermes de tortues d’élevage en Louisiane, où sont construits des étangs artificiels, dotés d’une clôture gardant les tortues en captivité. Aujourd’hui, les tortues sont de plus en plus rares, ce qui explique le coût élevé de la viande, seulement retrouvée dans les marchés locaux. Les tortues sont également vendues en tant qu’animaux de compagnie, principalement dans les marchés asiatiques.

Retombées économiques

On estime les retombées économiques de l’industrie de la tortue à un total de 5 millions de dollars. Plus de 16 millions de tortues auraient été exportées de Louisiane depuis les cinq dernières années.

La bête

L'huitre

L'huitre

Description de l’espèce

Trouvée dans les baies et les estuaires du Nouveau-Brunswick jusqu’au golfe du Mexique, l’huître américaine est un mollusque bivalve. Elle est munie d’une coquille à charnière en deux parties renfermant un invertébré à corps mou.

Habitat, croissance et régime alimentaire

Les larves d’huîtres se posent à un âge d’environ deux ou trois semaines et resteront au même endroit pendant toute leur vie. Elles s’attachent à des substances dures – telles que la roche ou le verre – ou à d’autres huîtres à l’aide d’un fluide qu’elles sécrètent. Elles se soudent souvent ensemble par forte densité, créant alors des récifs d’huîtres qui servent ensuite d’habitat aux poissons, aux crabes et aux crevettes. Les huîtres sont très tolérantes à une grande variation de température, de salinité et d’oxygène.

Ce mollusque se nourrit par filtration, principalement d’organismes planctoniques et de matières décomposées. Il choisit sa nourriture par taille de particule et non par type. Dans des conditions idéales de température et de salinité, une huître peut filtrer jusqu’à 15 litres par heure, atteindre une taille de 12 pouces et vivre jusqu’à 30 ans.

Gestion de l’industrie

Le département de la faune et des pêches de la Louisiane gère les terres publiques afin de s’assurer de la durabilité de la ressource. Les huîtres vendues sur le marché doivent être d’une taille minimale de 3 pouces, pêchées entre septembre et avril.

Retombées économiques

En Louisiane, la pêche commerciale d’huîtres a débuté au milieu des années 1800 et représente encore une ressource économique importante aujourd’hui. En effet, la Louisiane est le leader américain de production d’huître commerciale. Plus de 11 millions de livres d’huîtres sont récoltées par année, équivalant à un impact économique annuel de 217 millions de dollars et générant plus de 3,500 emplois.

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La crevette

La crevette

Description de l’espèce

Les crevettes se trouvent de la Nouvelle-Écosse jusqu’au golfe du Mexique et la côte est de l’Amérique centrale. C’est une espèce ayant une croissance rapide, mais une courte longévité. En plus de leur valeur commerciale, les crevettes composent une partie importante de la diète de plusieurs poissons. Les deux espèces de crevettes les plus communes en Louisiane sont la crevette brune et la crevette blanche.

Habitat, croissance et régime alimentaire

Voyant le jour dans les eaux du golfe du Mexique, les larves de crevette se fient au courant pour se déplacer dans les estuaires qui leur offrent l’habitat duquel elles dépendent pour se nourrir, s’abriter et grandir. Se nourrissant tout d’abord de plancton, les crevettes deviennent rapidement omnivores et ajoutent beaucoup de composantes à leur régime alimentaire dont les micro-organismes, les plantes et les invertébrés. La croissance des crevettes est très rapide. Lorsqu’elles vivent dans des conditions favorables, elles atteignent la taille minimale de récolte (100 crevettes par livre) en deux ou trois mois. La croissance des crevettes se fait par mue, soit par changement de carapace. Puisque les crevettes ayant une nouvelle carapace sont très vulnérables aux prédateurs, elles ont l’habitude de s’abriter jusqu’à ce que leur coquille soit durcie. Les crevettes du golfe du Mexique vivent rarement plus qu’un an.

Gestion de l’industrie

Les biologistes du département de la faune et des pêches surveillent la population de crevette tout au long de l’année afin d’être en mesure d’établir les dates d’ouverture et de fermeture de saison. Ces recommandations ne sont pas toujours constantes ; elles peuvent varier selon les bassins et les conditions. La méthode de pêche commerciale la plus populaire requiert l’utilisation de chaluts, d’écumoires et de filets papillon.

Retombées économiques

La Louisiane est l’état le plus important quant aux débarquements de crevettes avec plus de 92 millions de livres par année. L’industrie de la crevette génère annuellement plus de 14 000 emplois, pour un impact économique annuel de 1,3 milliards de dollars. On estime que les importations composent 90 % des crevettes consommées annuellement par les Américains.

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Le crabe

Description de l’espèce   Les crabes bleus sont des crustacés très abondants sur la côte Nord-Américaine de l’océan Atlantique et du Golfe du Mexique. Alors que leurs pinces avant servent à se défendre ou attrapper et écraser leurs proies. Leurs pinces arrières sont faites en forme de pagaies, leur permettant de nager plus rapidement que les autres espèces de crabe. La traduction latine de son nom scientifique Callinectes sapidus signifie d’ailleurs « beau nageur savoureux ».   Habitat, croissance et régime

Description de l’espèce

Les crabes bleus sont des crustacés très abondants sur la côte Nord-Américaine de l’océan Atlantique et du Golfe du Mexique. Alors que leurs pinces avants servent à se défendre ou attrapper et écraser leurs proies. Leurs pinces arrières sont faites en forme de pagaies, leur permettant de nager plus rapidement que les autres espèces de crabe. La traduction latine de son nom scientifique Callinectes sapidus signifie d’ailleurs « beau nageur savoureux ».

Habitat, croissance et régime alimentaire

Les crabes bleus habitent dans les eaux salées le long de la côte. Plus de la moitié des crabes bleus de la Louisiane sont pêchés dans les bassins Pontchartrain et Terrebonne.

Les crabes bleus grandissent rapidement et atteignent la maturité après sept ou huit mois en changeant de carapace par mues successives. Une nouvelle carapace met jusqu’à sept heures à durcir. Les crabes pêchés durant cette intervalle sont communément appelés « crabes à carapace molle ». La longévité maximale d’un crabe bleu est de trois ans.

Son régime alimentaire est composé de végétation, de débris organiques, de gastropodes, d’insectes, de poisson et d’autres crustacés. Le crabe bleu est également très cannibale: les autres crabes bleus constituent 13% de son alimentation.

Gestion de l’industrie

Bien que les prises sont plus élevées durant les mois chauds juin à août, le crabe bleu peut être pêché durant presque toute l’année. Dans un souci de conservation de la ressource, le Département de la faune et des pêches de la Louisiane a récemment instauré de nouvelles réglementations relatives à la pêche commerciale du crabe bleu, dont l’interdiction de pêcher les crabes femelles non-matures et la fermeture de la pêche au crabe de la fin février à la fin mars.

Retombées économiques

La pêche commerciale du crabe bleu en Louisiane génère annuellement 293 millions de dollars et plus de 3000 emplois. Elle contribue 78% au total de la pêche de crabe bleu dans le Golfe du Mexique, signifiant un poids de 43,7 millions de livres.

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La grenouille

La grenouille

Description de l’espèce

Le ouaouaron est une espèce d’amphibien portant aussi le nom de grenouille-taureau (de l’anglais bullfrog). Le nom ouaouaron est d’origine wendat. Pouvant mesurer jusqu’à 25 centimètres, il s’agit de la plus grosse espèce de grenouille d’Amérique du Nord. Sa couleur varie du vert olive au brun foncé avec des taches plus sombres. La gorge de la grenouille est de couleur plus pâle : jaune pour les mâles et crème pour les femelles. Dans son état naturel, le ouaouaron peut vivre jusqu’à 9 ans.  

Habitat, croissance et régime alimentaire

On retrouve les ouaouarons de la côte Est des États-Unis jusqu’à la frontière mexicaine et la région des Grands Lacs au sud du Canada. Peu exigeante quant à la qualité de son habitat, le ouaouaron peut peupler toute étendue d’eau ou terre humide et utilise majoritairement les eaux courantes pour se déplacer. Grâce à ses fortes pattes, cette grenouille peut parcourir de grandes distances, sur terre comme dans l’eau. Les mâles chantent pour marquer leur territoire. Leur chant est grave et lent, caractérisé par des meuglements sourds poussés en séries de 5 à 6. La femelle quant à elle, peut pondre de 3 000 à 20 000 œufs, une ou deux fois par année. La jeune grenouille atteint la maturité en 2 à 4 ans et aura la taille apparente à celle d’une tasse de thé. La grenouille est un prédateur opportuniste qui se nourrit de toutes les proies vivantes qu’elle peut attraper. Elle chassera surtout les plus petites grenouilles, les têtards, les petits poissons, crustacés ou autres animaux.

Gestion de l’industrie

Du début du 20e siècle jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, l’industrie de la grenouille a battu son plein. Leur présence était importante dans les champs de riz, particulièrement dans la région de Rayne. Les chasseurs attrapaient les amphibiens et en remplissaient des wagons de train afin de les exporter. Aujourd’hui, les Cadiens chassent encore le ouaouaron dont la taille doit être de plus de cinq pouces. Tout comme la taille des grenouilles, la saison de chasse est réglementée : il est interdit de chasse le ouaouaron en avril et en mai. La chasse se fait soit à la main, soit à l’aide de pinces ou de lances.

Retombées économiques

De nos jours, la grenouille de Louisiane est pratiquement absente des marchés. Déjà en 2003, on estimait les débarquements commerciaux de grenouilles qu’à 509 livres, pour une valeur de 856 $. Les chasseurs gardent plutôt la viande pour eux-mêmes. Sinon, elle est vendue dans les petits marchés locaux ou à des particuliers puisque la grande majorité des restaurants importent leurs grenouilles d’Asie. Il est donc difficile de quantifier les retombées économiques de l’espèce.

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L’alligator

L’alligator

Description de l’espèce

L’alligator américain est le plus grand reptile en Amérique du Nord. Ils sont apparus il y a 300 millions d’années. Ces reptiles sont des animaux à sang froid. Leur température corporelle varie selon la température de leur environnement. Pour cette raison, ils sont souvent vus en train de se faire dorer au soleil, ce qui aide à contrôler leur température corporelle. Durant l’hiver, les alligators hibernent.

Habitat, croissance et régime alimentaire

On peut retrouver des alligators du centre du Texas jusqu’en Caroline du Nord. La Louisiane a la population la plus importante d’alligator, se situant à environ deux millions. Ils peuvent être trouvés dans des étangs, des lacs, des canaux, des bayous, des rivières et des marécages, mais ils sont plus nombreux dans les marais côtiers. Les alligators femelles vont former leur nid à partir de végétation. Le nid peut être d’une hauteur de deux à quatre pieds et d’un diamètre de quatre à huit pieds. Elle peut pondre entre 20 et 60 œufs, qu’elles protègent jusqu’à leur éclosion, soit pour une période d’un peu plus de deux mois. À l’éclosion, les alligators peuvent mesurer entre huit et 12 pouces. Ils auront ensuite une croissance de 2 à 12 pouces par an selon leur environnement, leur habitat, leur sexe, leur grandeur et de leur âge. Alors que les mâles peuvent mesurer jusqu’à 13 pieds pour un poids de plus de 500 livres, les femelles mesureront jusqu’à neuf pieds, pour un poids de plus de 200 livres. Les jeunes alligators se nourrissent de petits animaux tels que d’insectes, d’écrevisses, de petits poissons et de grenouilles. Lorsqu’ils grandissent, ils se nourrissent de rats, de plus gros poissons et grenouilles et de petits oiseaux. Lorsqu’un alligator a atteint la maturation, il va aussi se nourrir de rats musqués, de castors, de ratons laveurs, de plus gros oiseaux et poissons, de serpents, de tortues et de chevreuils.

Gestion de l’industrie

En Louisiane, les alligators sont chassés depuis les années 1800. C’est toutefois en raison de la chasse qu’en un siècle et demi, la population d’alligators a diminué de façon drastique ; tellement qu’en 1962, on interdit la chasse à l’alligator dans toute la Louisiane. Depuis, des mesures ont été mises en place pour assurer la conservation de l’espèce. La saison de chasse est maintenant limitée au mois de septembre et des quotas annuels sont mis en place selon la propriété chassée. Grâce à la recherche, la gestion et la protection, la population d’alligators est remontée. Aujourd’hui, la population est stable. En parallèle avec la chasse d’alligators sauvages, des programmes de fermes d’alligators ont débuté en 1986. Ceux-ci permettent à des professionnels de ramasser les œufs d’alligator sur des terrains privés, les mettre dans des incubateurs et les faire éclore dans des conditions artificielles. La plupart d’entre eux vont en hélicoptère pour trouver et identifier la location des nids. Les fermiers élèvent les alligators jusqu’à ce qu’ils atteignent une taille de trois à cinq pieds. 12 % de la « récolte » doit être retournée dans son habitat naturel et le reste peut être vendu.

Retombées économiques

Annuellement, on récolte plus de 300 000 alligators sauvages et d’élevage, représentant une valeur totale de 50 millions de dollars, soit 40 millions de dollars pour l’alligator d’élevage et 10 millions de dollars pour l’alligator sauvage. Les parties du reptile ayant le plus de valeur sont la viande et la peau.